TOUT UN MONDE
Quand je me suis réveillée
Je me suis levée
Puis j’ai pris un café
Et je me suis recouchée
La France à ceux qui se lèvent tôt
C’est du pipeau
La France appartient aux financiers
Ceux qui nous font vaciller
Et s’en foutent complètement
Du moment qu’ils touchent leurs émoluments
Inhumain et incertain
C’est le monde d’aujourd’hui
Crétin et baratin
C’est le monde qu’on a produit
Je ne veux plus travailler
C’est mal payé
On est harcelé, malmené
Je revendique la liberté de créer
J’en ai rien à battre de vivre dans le péché
À être entretenue par la sécu
Car j’en ai plein le cul
De ses menteurs, de ses tricheurs, de ses branleurs
Qui me font vieillir avant l’heure
Et qui sont passés maître dans l’art du leurre
Le monde est pourri
Mais le premier qui le dit
Aura une tapette
Et se verra même pas offrir une place en superette
Je vomis le système
Celui que plus personne n’aime
Faudrait changer mais personne sait
Trop sophistiqué pour les prétentieux et les niais
Et si on refaisait la révolution
On déclencherait peut-être une évolution
Le soupçon d’espoir
Qui nous manque le soir
Quand on rentre du boulot
Et qu’on a eu son lot
Qu’on envisage seulement le suicide
Car y’a plus qu’à se jeter dans le vide.